Jour 147, 16/02/08
On se lève à 5h du matin pour prendre le taxi en direction de la gare routière. On charge nos caisses dans un 4×4. On arrive sur place. Le jour se lève doucement. Une sorte de confusion molle règne sur la gare routière, où tout le monde semble encore en phase de réveil. Des gamins nous réclament de l’argent. Des vendeurs à la sauvette brandissent leur marchandise. Les heures passent, notre car n’arrive pas. On prend notre mal en patience. Vers 9h, on nous fait signe que le car arrive et qu’on va pouvoir charger nos bagages. Le véhicule est relativement récent et en bon état, ce qui n’est pas sans nous rassurer… On part. Le confort laisse quelque peu à désirer, on est bien tassés, mais ç’aurait pu être pire. A mesure que le soleil monte, la température à bord suit le mouvement. Le car fait régulièrement des pauses dans des villages, pour prendre de nouveaux passagers, provoquant inévitablement un raz de marée de vendeurs dans l’allée centrale, criant et remuant dans l’espoir d’écouler leur marchandise : gâteaux, fruits et légumes, boissons, friandises… Pendant les neuf heures de trajet, on crève de chaud, on sue toute l’eau de notre corps, attendant avec impatience l’arrivée à Bamako. En début de soirée, on entre dans la capitale. Le car nous dépose à la Tour de l’Afrique, juste à côté de l’appartement prêté par Ibrahim. On décharge nos bagages. Un porteur avec un chariot nous propose de transporter nos caisses jusqu’à l’appartement, ce qu’on accepte volontiers. On arrive, Shaka nous accueille avec sa bonne humeur habituelle. Trop crevés, on reste à l’appartement, on n’ira chez les Dibo que demain. Le soir, on se fait un bon resto, avant de rentrer puis de sombrer dans un sommeil profond…
A suivre : Derniers jours à Bamako









