Jour 145, 14/02/08
On se lève de bonne heure pour aller se balader à Mopti, située à douze kilomètre de Sévaré. Nono se sent déjà mieux. Un grand festival débute aujourd’hui à Mopti, on prévoit d’aller jeter un oeil. On passe d’abord à la gare routière de Sévaré pour acheter nos billets de car pour Bamako, puis on se fait emmener à Mopti en taxi. On arrive sur le site du festival, bondé de monde, dont une grande majorité de gamins (et d’adultes) traquant les touristes pour réclamer un cadeau ou vendre leur marchandise. Un nombre incalculable de petites boutiques proposent leurs produits, de la nourriture, des objets artisanaux. Un jeune parlant très bien français nous accoste. On lui demande ce qu’il veut nous vendre, mais il dit vouloir seulement faire connaissance et nous faire visiter la ville. Hassan nous raconte sa vie, qu’on soupçonne d’être quelque peu fictive. On se laisse guider sans se poser de question. Après s’être arrêtés manger un tié bou dien, on va se balader dans la vieille ville, toute en banco. On marque une pause dans une chouette boutique d’artisanat. Le jeune guide nous emmène chez lui. On s’installe pour boire le thé dans une espèce de cabane en paille meublée d’une banquette et de fauteuils. Il nous propose une excursion en pirogue sur le Niger, on décline poliment l’invitation. On retourne en ville. On s’arrête boire un verre, Hassan nous lâche, sentant qu’il n’y a rien à tirer de nous. On se dirige vers la gare routière pour prendre un taxi collectif qui nous ramène à Sévaré. On monte dans un fourgon Mercedes, où l’on se tasse à 22 (le maximum autorisé…). Du grand luxe… On rentre à l’hôtel. Demain c’est repos et rangement, avant le départ pour la capitale, samedi matin.
Jour 146, 15/02/08
Comme prévu, on se repose. Le soir, deux français de 24 et 28 ans arrivent à l’hôtel. Ils sont frères et originaires de Lyon. Ils arrivent du Bénin, à deux sur une moto chinoise 125 cm3 achetée à Cotonou, à la Che Guevara… Ils ont traversé le Bénin, le Burkina, le Niger puis le Mali. Leur périple se poursuivra jusqu’au Sénégal. Tous deux percussionnistes, ils ont fait fabriqué deux djembés au Burkina, puis ont fait monter sur leur moto une armature en métal pour transporter leur instrument. A Dakar, ils vendront leur moto puis prendront l’avion pour rentrer en France. On sympathise en échangeant sur nos expériences respectives. Notre périple leur donne envie de remonter jusqu’en France en moto… On passe une petite soirée très sympa à la terrasse de l’hôtel, mais on ne tarde pas à se coucher car demain, on met le réveil à 5h du mat’… On dit au revoir à nos collègues motards, en leur souhaitant bonne chance pour leur périple.










4 Commentaires to “Balade à Mopti puis rencontre sympa à Sévaré”
8 mars 2008
Bon allez les jeunes de 14 à 20, çà fait plus que 6 jours de carnet de voyage. Bouclez nous la boucle nom de d …. .
Un fan félé fraîchement et farouchement furieux de frustration …
8 mars 2008
Je suis d’accord avec cette revendication ! Sinon, nous allons créer un comité de revendication, et z’allez voir ce que vous z’allez voir !!!
9 mars 2008
ils ont raison, je fais parti de ceux qui vous ont suivi depuis le début, enfin depuis votre entrée au Maroc, et j’ai l’impression de pas avoir la fin de mon livre … c’est très frustrant… on se sent un peu abandonné
11 mars 2008
Ouai, moi aussi j’attends la suite! C’est pas humain d’arreter si pres du but!
Et d’ailleurs je pousserai bien le vice jusqu’à demander un petit message privé pour me dire que la suite est en ligne!
vince
http://africanmoped.free.fr