Le pays Dogon hors des sentiers battus


Jour 142, 11/02/08

Nono ne va pas mieux. Quant à moi, je me réveille avec une petite fièvre et les intestins en panne. On décide de partir en milieu d’après-midi à Bandiagara, afin de pouvoir se soigner dans de bonnes conditions et de préférence pas trop loin d’un poste de santé. En milieu de matinée, Benam et moi nous rendons à l’école pour notre petite intervention. Nono, fiévreux, reste se reposer. Le directeur nous présente aux élèves, puis Benam entame la séance, tandis que j’immortalise la scène avec la caméra. Je le rejoins peu après face à l’auditoire. Nono nous rejoint, il s’assoie au fond de la salle. Les élèves nous écoutent religieusement. On dresse un portrait global de la France, évoquant ses grandes caractéristiques, notamment géographiques (population, superficie, climats, reliefs, fleuves…) Le cours semble captiver les élèves, mais paradoxalement, ils peinent à nous poser des questions. On leur parle un peu de notre voyage, mais on se trouve vite limités par notre manque de préparation. Vers 15h30, on part visiter le village traditionnel situé sur le plateau, Ouo-Saré, guidés par Abdoulaye. Nono suit le mouvement. On a prévu de prendre la route après la ballade. A peine arrivés au pied du village, on est déjà sous le charme de cet assemblage de maisons en pierre, d’où émergent les pointes en chaumes des greniers traditionnels. On entre dans un dédalle de ruelles étroites, escorté par un groupe de gamins qui s’agrandi à mesure qu’on avance. On serre des dizaines de paluches, à des vieux du village, à des jeunes. On passe dans une sorte couloir où oeuvrent des artisans, qui fabriquent des bijoux en bronze. On arrive dans un premier « toguna », une case à palabre traditionnelle, dans laquelle sont enterrés d’anciens notables du village. On poursuit la visite. On monte dans une ancienne maison en banco à plusieurs étages, la seule du village. La bâtisse tombe malheureusement en ruine, mais depuis son sommet, on peut admirer un panorama fabuleux sur le village et ses environs. On rencontre d’autres artisans, dont une potière qui vient de terminer une énorme jarre, encore humide, des forgerons, une tisserande en train d’enrouler sa bobine de fil, on salue des vieux qui palabrent sous un toguna, on passe auprès d’une vieille mosquée en banco. Notre ballade est une véritable immersion dans un microcosme traditionnel, où la modernité semble n’avoir pu s’immiscer. Il y a trois cent ans, les lieux ne devaient pas être très différents. On rentre à Ouo-Camp, la tête pleine d’images. On devait repartir cet après-midi, mais il est trop tard, on ne prendra la route que demain matin.

4 Commentaires to “Le pays Dogon hors des sentiers battus”

  1. François a dit...
    20 février 2008

    Que le temps passe vite !
    A peine partis que déjà ous rentrez ?????
    On vous souhaite à tous les trois un retour serein à la maison
    et un repos (convalescence!!) réparateur(trice).
    Et puis bien sur, champagne avec Memelle à la prochaine occasion.
    Merci à vous trois - véro_François & Cie

  2. Lucuts a dit...
    20 février 2008

    Repos… après 5 mois de vacances ! Ils ne reprennent pas le travail lundi ?

  3. katia a dit...
    20 février 2008

    Félicitations!!!
    Nous vous avons suivis depuis le début.
    Nous étions impatients de consulter le site pour avoir de vos nouvelles.
    Nous vous disons encore bravo !!
    Reposez vous bien et encore merci à vous trois pour cette merveilleuse aventure !!!!

  4. CATHERINE a dit...
    20 février 2008

    Félicitations
    Pour ce que vous nous avez fait découvrir, je vous ai suivi depuis le début.
    Bon repos après ces 5 mois et à la prochaine aventure ?
    Si vous faites un livre faite le savoir.
    Bonne chance

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