Jour 128, 28/01/08
Le matin, les gars se rendent à l’agence Royal Air Maroc pour acheter les billets d’avion, tandis que je reste écrire. On prend la route en milieu d’après-midi, sous une chaleur écrasante, en direction de Ségou. Des blocs de roche ocre émergent de la brousse. On arrive à Fana, à mi-chemin, la nuit est déjà tombée. On trouve un « hôtel » pas cher mais plutôt douteux, une sorte de bar boîte disposant de chambres. On mange dans un petit resto en tôle situé devant l’hôtel. Des gamins mendiants attendent la fin de notre assiette. Cette scène se produira à plusieurs reprises durant notre séjour au Mali.
Distance parcourue : 118 km
Jour 129, 29/01/08
On arrive à Ségou en début d’après-midi, après une centaine de kilomètres sans grand intérêt sur la nationale. La ville borde le Niger, le plus grand fleuve du pays. On se rend à l’office de tourisme pour se renseigner sur la possibilité de voir des hippopotames dans la région. D’après les information d’un des guides, c’est relativement difficile et risque de nous coûter cher. Tant pis, on abandonne. On trouve l’appartement qu’Ibrahim a mis à notre disposition pour la nuit. On rencontre Ali, le gardien des lieux. Après avoir posé les mobs, on retourne se balader dans Ségou, peuplée par pas mal d’Européens, venus assister au « Festival sur le Niger ». Nous ne resterons pas pour le festival, le pass pour les « Toubab » coûte la bagatelle de… 100€ ! Les rues se vident peu à peu de leurs passants et de leur vie, un événement se prépare… On s’arrête dans un bar pour assister au match Mali-Côte d’Ivoire, dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations. La soirée ne sera pas à la fête, c’est la Côte d’Ivoire qui l’emporte, haut la main, sur le score de trois à zéro. Crevés, on ne tarde pas à rentrer, puis à se coucher, après être allés chercher un sandwich avec Ali. Demain, objectif Koutiala, où nous passerons quelques jours, le temps de faire connaissance avec la « sœur jumelle » d’Alençon.
Distance parcourue : 114 km









