Jour 119, 19/01/08
On se prépare pour le départ. On fait une photo avec l’ensemble du groupe. On dit au revoir à tout le monde, avant de se lancer sur la piste. Le décor est enchanteur, mais l’état de la piste est… désastreux. On passe sur tous les types de sols naturels possibles et imaginables : terre battue, cailloux, sable, rochers… A plusieurs reprises, on se retrouve obligés de descendre de la mob, en la poussant pour lui faire franchir les blocs de roche qui barrent la piste. Mais comment font les 4×4… ? On longe toujours la voie ferrée qui relie Dakar à Bamako, se frayant des chemins entre les broussailles, suivant les traces de vélos. Benam, en prise avec ses problèmes de carbu récurrents, doit s’arrêter à plusieurs reprises pour effectuer des réglages. Sa patience semble atteindre ses limites, la fatigue n’arrangeant pas les choses. On parvient tout de même à atteindre Bafoulabé, sur les rotules… Ici, il n’y a pas de structure d’hébergement, il nous faut encore suivre une piste, bonne cette fois-ci, pour rejoindre Mahina, à cinq kilomètres. On trouve un campement, le Woyowayanko. L’hébergement est rudimentaire, mais le prix de la nuit est abordable. On dispose chacun d’une petite case. La bière que l’on boit en arrivant (le coca pour Nono) nous procure un plaisir indescriptible… Il est 17h, on n’a toujours pas mangé. On fonce en ville trouver un resto, avant de rentrer au camp. Demain, après avoir réglé les problèmes de carbu de Benam chez un réparateur, on suivra la piste (bonne, paraît-il) jusqu’à Manantali, situé à une centaine de kilomètres. A 21h, nous sommes au lit. Inutile de préciser qu’on n’a pas besoin d’être bercés…









