Brousse, poussière et… poussière

Jour 121, 21/07/08

La piste n’est plus qu’une histoire ancienne, en tout cas on l’espère… On atteint le fameux barrage de Manantali, qui retient l’eau d’un lac long d’une centaine de kilomètres. La montée qui s’amorce promet d’être rude. Jean-Michel nous avait parlé d’une certaine côte de trois kilomètres après le barrage, qu’il a l’habitude de monter en première avec le 4×4… Malgré nos craintes, on ne s’en sort pas trop mal, aidés par quelques vigoureux coups de pédales. On se retrouve sur une route perdue au beau milieu de la brousse, alternant entre goudron et latérite. Le trajet se fait bien, malgré la mob de Benam qui nous ralenti. On avance, malgré tout. On traverse plusieurs petits villages, où, comme d’habitude, les enfants, visiblement enthousiasmés par notre passage, nous font signe en criant « Toubab ! Toubab ! ». On s’arrête manger notre traditionnel sandwich à la sardine du midi. On mord la poussière, encore et encore. Chaque passage d’un 4×4 ou d’un camion est pour nous l’occasion de s’immerger dans un épais nuage de poussière. Par endroits, la route est coupée, à cause de travaux d’asphaltage. On doit emprunter des pistes secondaires qui longent l’axe principal. A un moment donné, la piste est couverte d’une épaisse couche de sable fin et poussiéreux. Je perds le contrôle de mon engin en tentant le passage en force. A la vitesse fulgurante de 5 km/h, je m’écroule lamentablement dans la poussière, ce qui fait apparemment beaucoup rire Benam, derrière moi… On atteint enfin Kita, ville sale et poussiéreuse. On trouve un hôtel, qui semble avoir connu des jours meilleurs. Une fois les affaires posées, on va au cyber, avant d’aller manger dans un des petits restos en tôle ondulée qu’on affectionne tant. Demain, si tout va bien, on fait notre entrée dans la capitale…

1 Commentaire to “Brousse, poussière et… poussière”

  1. Lucuts a dit...
    6 février 2008

    Une avalanche de lecture !!!!! J’ai aussi mal aux yeux que vous avez mal aux pattes ! Quels paysages… que je vous envie ! Et que je nous imagine dans quelques mois (?) dans des contrées similaires, entrain de galérer avec plaisir ! (nous entrerons profondément en Mauritanie, vers Sélibaby, pour entrer au Mali vers Kayes, puis le Sénégal… Alors, c’est toujours avec une grande curiosité que l’on attend vos comptes-rendus et vos images ! Vos déboires mécaniques, nous sommes convaincus que nous ne les connaitrons pas :-) Bon vent pour la suite !

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