Jour 108, 08/01/07
On se lève relativement tôt pour ne pas rater la navette du retour, qui part à 10h. Thomas, Nicolas et Adèle nous emboîtent le pas. A l’embarcadère, la pirogue ne peut accoster à cause des vagues et de fortes bourrasques qui sévissent sur le fleuve. Nous devons aller embarquer sur une autre rive. Le bateau est plus petit qu’à l’aller et le piroguier adopte un style de navigation plutôt hasardeux. Les vagues, en plus de nous tremper des pieds à la tête, font tanguer dangereusement l’embarcation. Inutile de préciser qu’on n’est vraiment pas rassurés… On atteint Elinkine, trempés mais en vie. Bertrand et Lisa sont à l’embarcadère, avec leurs deux enfants, venus chercher Nico et Adèle. On récupère les mobs au campement, avant d’aller manger un tié bou dien dans un resto du village. On rejoint Loudia, où l’on récupère nos affaires puis on prend la route de Ziguinchor, après avoir dit au revoir à tout le monde. A Oussouye, on discute le coup avec un douanier, qui semble subjugué par notre périple. Au même moment, Benam s’aperçoit que le compteur a dépassé les 7000 km. On arrive sur Ziguinchor, où on retrouve la chambre qu’on avait laissé quelques jours plus tôt à l’auberge Casafrique. Demain, on attaque l’est de la Casamance, vers Kolda. Le soir, en se baladant dans la ville, on tombe sur Carmen et Mela, qui viennent de rentrer de leur escapade vers le parc du Niokolo-Koba, qu’elles nous déconseillent en passant, celui-ci étant selon elles un vrai piège à touristes. On prévoit de se retrouver le lendemain matin pour le petit déjeuner. On décide de rester encore demain pour actualiser le site.
Distance parcourue : 60 km
Jour 109, 09/01/08
La priorité de la journée : actualiser le site. Comme convenu, on rejoint Carmen et Mela pour boire un café dans un bar du centre-ville. Je passe une bonne partie de la journée au cyber à taper mes textes, tandis que les gars font de la maintenance mobylesque. On plie les affaires en fin d’après-midi et rejoignons les filles chez un ami de Félix où elles logent, dans l’espoir de pouvoir y passer la nuit, sachant qu’on ne peut pas prendre la route ce soir. Nous faisons la connaissance de Léger (alias DJ Cool), le propriétaire des lieux, qui se trouve être animateur dans une radio locale. Il tient à nous préciser la signification de son acronyme : C comme Compétent, O comme Organisé, O comme Opérationnel et L comme Loyal, ça fait COOL ! Il accepte tout naturellement de nous héberger chez lui pour la nuit. Nous partons à la recherche d’un endroit pour boire un verre et pour manger. DJ Cool nous emmène dans un bar, où nous sommes rejoints par Félix, qu’on ne s’attendait pas à voir débarquer, accompagné de Cyril, le frère de Syriaque. On part ensuite chercher à manger dans une sandwicherie locale, où l’on goûte au faraya, une sorte de chausson fourré à la viande de bœuf. On ne tarde pas à rentrer, prévoyant d’atteindre Kolda demain, situé à quelque 180 km. DJ cool nous propose une chambre, mais le matelas qui s’y trouve diffuse une telle quantité de poussière que nous préférons imiter les filles en dormant à la belle étoile sur la terrasse. La nuit sera courte, interrompue à l’aube par les chants stridents du muezzin…









