Jour 101, 01/01/08
Pour changer, la nuit a été mauvaise pour moi, entrecoupée de nouveaux spasmes, qui se poursuivront toute la journée. Je passe ma journée à végéter et à jouer de la guitare, tandis que les gars vont à la plage. Alerté par l’aspect de mes selles (désolé pour les âmes sensibles), qui contiennent du mucus et du sang, je me décide (enfin) à aller consulter un avis médical au poste de santé d’Abéné, situé à deux pas. Le chef du poste m’ausculte, et diagnostique une dysenterie, infection intestinale qu’il faut soigner rapidement. Il me prescrit un traitement de dix jours, qui devrait suffire à me remettre sur pieds. Je lui demande si il est nécessaire que j’effectue des analyses pour déceler d’éventuels amibes, car d’après mon guide de voyage, mes symptômes correspondent exactement à ceux d’une dysenterie amibienne, forme grave de la dysenterie. Il me dit que je peux le faire si je le souhaite, mais que le traitement devrait faire l’affaire. On repart demain pour Ziguinchor, je me rendrai à l’hôpital. Le soir, nous faisons la connaissance d’Alphonse, ami de Syriaque et de Félix, guérisseur traditionnel à Abéné et professeur de philosophie à Banjul en Gambie. Le soir, on mange tous ensemble, du poisson grillé agrémenté de salade et de tomates, délicieusement préparé par Syriaque. Le soir, les gars retournent au festival, tandis que je reste me reposer. Le moral n’est pas au top et je stresse à cause de mon état. J’espère que le traitement me remettra vite d’aplomb et que l’aventure pourra bientôt repartir… sur les chapeaux de roues.
Jour 102, 02/01/08
On se prépare à partir. On remercie Syriaque pour son accueil et son hospitalité. On dit aussi au revoir à nos potos allemands, on se promet qu’on se reverra. On s’arrête manger à Diouloulou, au même petit resto qu’à l’aller. Je ne me sens pas bien, pris de nausées et d’un mal de ventre persistant. La fatigue est également au rendez-vous, je sens qu’il va me falloir plusieurs jours de repos pour me retaper. La route jusqu’à Ziguinchor nous semble interminable, vu qu’on l’a déjà empruntée dans l’autre sens à l’aller. Pour ne rien gâcher, Benam a un problème de carburation, qui nous empêche de dépasser les 40 km/h… Arrivés à Zig, on fonce vers l’auberge Casafrique, recommandée par notre guide. On pose les affaires, puis je repars aussi sec en taxi vers le « Camp militaire », ancienne base de l’Onu chargée du déminage de la région, où l’on peut effectuer des analyses médicales. Je rencontre l’infirmier en chef, qui écoute mes inquiétudes concernant les amibes et me rassure en me disant que ce type d’affection est courant ici et que le traitement prescrit doit suffire à me rétablir. Soulagé, je rejoins les gars à l’auberge. On décide de rester trois nuits, le pour moi moi de refaire une santé avant d’attaquer la suite du périple. J’en profiterai pour actualiser le site.









