Escale de quelques jours à Saint Louis

Jour 83, 14/12/07

On profite d’une vraie grasse matinée. On prend le petit déj’ sur la terasse de la maison. Nous faisons connaissance avec la femme d’Harouna, qui est marocaine. On se laisse vivre toute la matinée sur la terrasse, avant de partager un délicieux riz au poisson sénégalais. L’après-midi, les gars bricolent leu mob, tandis que j’écris. Le soir, on se rend dans un cyber, puis on rejoint les Allemands dans un bar sympa. On n’a pas encore pris le temps de visiter la ville, dont l’atmosphère, conférée par l’ancienne architecture coloniale, semble très agréable. On décide d’aller manger au restaurant tenu par la femme d’Harouna, où l’on savoure des spécialités sénégalaises. On part ensuite boire un verre à la caserne des pompiers, qui fait également office de bar ! Les Allemands repartent demain, en direction de « Zebrabar », un terrain de camping très chouette, paraît-il, situé à vingt kilomètres de Saint Louis. Ils nous recommandent vivement l’endroit. On décide de les y rejoindre après-demain, afin d’avancer sur le site et de régler quelques formalités. On essaiera de profiter également de la ville, en allant se balader.

Jour 84, 15/12/07

La journée se résume à l’écriture et au cyber pour ma part. En fin d’après-midi, Benam ira participer au match de foot dominical au stade municipal, emmené par Mbassa, et assistera à un véritable pugilat entre des joueurs. Le soir, les Allemands prennent la route de Zebrabar. On se dit à demain.

Jour 85, 16/12/07

Avant de partir, nous devons faire renouveler notre passavant à la douane. L’administration est située à l’entrée de l’île, dans un beau bâtiment colonial aux hauts plafonds, carrelé de vert et de blanc. Le douanier, sympa, effectue la procédure sans sourciller. A la fin, il nous annonce qu’il doit aller vérifier l’état des mobylettes sur place, et que nous devons « payer » le carburant. On dit qu’on n’avait pas prévu ça, on lui propose de repasser avec les mobs un peu plus tard. Il accepte, en nous donnant le passavant, suggérant sûrement qu’on n’aura pas à se donner cette peine. On poursuit notre promenade, en rejoignant la rive ouest de l’île. De nombreux « cars rapides » bariolés font face aux innombrables pirogues de pêcheurs situées sur la Langue de Barbarie. Pour trouver des pièces de mobs, nous devons nous rendre dans un marché situé sur la Langue, d’après un réparateur de l’île. Sur le pont, une mule et sa calèche bloquent le trafic. La bête gît au sol, et ne parvient à tenir sur ses pattes malgré les coups de fouet du cocher. Sur le trottoir, des ados en profitent pour tenter de me faire les poches. Un homme, qui les prend en flagrant délit, les chasse en leur criant dessus. L’homme, visiblement indigné, nous confie être écoeuré par ce genre de comportement. Les gars se lancent à la recherche des pièces, tandis que je m’arrête chez le coiffeur. Les gars ne trouvent pas les pièces, mais sont orientés vers un autre endroit, sur la partie continentale de la ville. On s’y arrêtera lorsqu’on partira. On rentre chez Harouna préparer nos affaires, puis on entame la sortie de la ville. On s’arrête au marché, où l’on trouve un cylindre et un piston neufs, avant de prendre la route de Zebrabar. On se retrouve en pleine nature, sur une route goudronnée qui s’amenuise à mesure que l’on s’enfonce dans la brousse. Nous traversons de grandes étendues marécageuses où pavanent des hérons et des pélicans. Nous arrivons dans un village, où un fléchage indique Zebrabar, vers une piste de brousse. Après quelques belles secousses, nous arrivons au camping, niché dans un vrai petit parais terrestre, le parc naturel de la Langue de Barbarie. L’endroit est semé de palmiers et borde une lagune, dans laquelle s’ébrouent toutes sortes d’oiseaux. Le camp dispose d’un bar super classe avec un mirador qui surplombe le paysage. Il fut créé et construit il y a onze ans par un couple de Suisses Allemands installés au Sénégal.On retrouve Félix, Mela et Carmen, qui semblent avoir jeté l’ancre ici pour un petit moment. Le soir, on mange ensemble, puis on boit un verre à a terrasse du bar, profitant de ce cadre unique et relaxant. Demain, c’est balade en canoë dans la lagune, du matériel nautique est mis à la disposition des campeurs par les propriétaires.

Distance parcourue : 26 km

2 Commentaires to “Escale de quelques jours à Saint Louis”

  1. Lucuts a dit...
    4 janvier 2008

    […] nous devons « payer » le carburant […]
    On nous a fait le coup aussi (à Diourbel), mais nous, on n’a pas pu y échapper (110 litres) ! Franchement dégueulasse comme procédé.

  2. Lucuts a dit...
    4 janvier 2008

    M…… C’est 10 litres (seulement) :D (on ne peut pas corriger ses gaffes ?)

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