Le désert n’en finit pas, et les moteurs chauffent…


Jour 78, 09/12/07

On se lève tranquillement, sous le soleil mauritanien. Benam et moi allons chercher du pain au village. Au retour, nous aidons un groupe de Mauritaniens à démarrer un camion benne, qui n’a plus de batterie, en poussant. Au réveil et à jeun, je peux vous dire que ça secoue… D’après nos informations, le prochain village avant Nouakchott est à plus de 200 km. On nous a aussi indiqué une station essence à environ 150 km, où on pourra peut-être planter la tente. On se prépare, puis on reprend la route.

Aux barrages de police que nous croisons, les agents sont plutôt sympas. Contrairement à ce qu’on craignait, ils ne réclament pas de bakchich, sûrement grâce aux mobs. La route nous offre une large palette de paysages désertiques, dont d’impressionantes dunes de sable fin. On marque une pause près d’une petite station-essence-épicerie, Benam ayant un problème de carburateur. Au soleil, la chaleur est suffocante. On rencontre un Brésilien, qui va jusqu’au Mali en moto. On repart dans l’immensité saharienne, perdus au milieu de nulle part. En fin d’après-midi, le moteur de Benam produit un fort bruit métalique, qui n’augure rien de bon. Il nous reste 40 km à parcourir jusqu’à la station. Afin de ne pas abîmer le moteur davantage, on décide de tracter la mob de Benam à l’aide d’une sangle. Je prends cette mission en charge. Le dépannage s’effectue sans encombre, on arrive à la station. Il s’agit d’un bâtiment flambant neuf, disposant d’un restaurant et d’une boutique. On décide de boire un verre avant d’attaquer le démontage de la mob de Benam. Une fois le moteur démonté, on constate que tout est en état de marche. Le bruit aura probablement été produit par la chaîne… Le gérant de la station nous autorise à planter la tente à côté du bâtiment. Demain, on aimerait pousser jusqu’à Nouakchott, à 231 km, car avant la capitale, ça risque d’être difficile de se loger…

Distance parcourue : 157 km

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