Passage de frontière éreintant, mais réussi

Jour 77, 08/12/07

On prend la route de bonne heure. 80 km nous séparent encore de la frontière. Le paysage devient étrange, fait de buttes rocailleuses régulières, desquelles émergent par endroits de belles dunes de sable fin. On fait une pause afin de calculer le change que l’on doit effectuer. Un camping-car se gare à notre niveau. Il s’agit de Brigitte et Dominique, rencontrés à Dakhla, qui remontent de Mauritanie. On se raconte nos aventures respectives, avant de se dire au revoir, à nouveau. On arrive à la frontière. Le nombre de véhicules en stationnement nous laisse à penser qu’on risque d’en avoir pour un moment. On fait d’abord tamponner nos passeports à la police. L’opération prend bien deux heures, durant lesquelles on crame en plein cagnard. On passe ensuite au bureau de la gendarmerie, installé sous un arbre, à côté d’un bâtiment délabré. Le gendarme organise une queue avec les personnes présentes, dans un numéro de petit chef pour le moins pathétique, vu le contexte. Les formalités remplies, il nous faut maintenant traverser le fameux no man’s land, qui sépare le poste marocain du poste mauritanien. Il s’agit de cinq kilomètres de piste défoncée et limite impraticable, qu’aucun des deux côtés ne semble vouloir faire goudronner. On s’arrête manger près de deux camping-cars de français, qui attendent ici le renouvellement de leur visa. De peur de ne pas trouver d’endroit pour passer la nuit une fois passés de l’autre côté, on hésite à planter la tente ici. L’endroit est sûr, paraît-il, mais l’ambiance est plus que franchouillarde, on décide de tracer. Les mobs souffrent, les hommes aussi, mais on parvient sans trop d’encombres jusqu’au poste mauritanien. On passe à la police, puis à la douane, une baraque fabriquée avec des matériaux de récupération. On nous délivre le visa provisoire de trois jours. Il nous faudra le renouveller une fois arrivés à Nouakchott, la capitale. On change nos Dirhams en Ouguyas, à un taux dérisoire, embobinés par un Sénégalais habile et beau-parleur. On prend l’assurance, puis on se lance sur la route. Ca y est, nous sommes en Mauritanie !

Il nous reste 40 km avant d’atteindre le premier village, Bou Lanouar, où nous pourrons peut-être trouver un hébergement. On arrive à la nuit tombante, après avoir bien roulé. Nous sommes accueillis par toute une floppée de gamins, qui nous guident vers une auberge. On prend une chambre. Nous passons la soirée avec Sidi Mohamed, 23 ans, qui gère l’accueil. Demain, on continue notre progression dans le désert, vers Nouakchott, à 300 km.

Distance parcourue : 135 km

2 Commentaires to “Passage de frontière éreintant, mais réussi”

  1. BF Team a dit...
    27 décembre 2007

    Nous avions commandé des Peugeot 103 au père Noël mais nous avons changé au dernier moment pour des vélocipèdes, rapport aux tracasseries de mobyletterie.
    Mais je crois que nous allons attendre les beaux jours pour vous rejoindre, à moins que vous soyez déjà rentrés quand il fera soleil chez nous. Alors heureuse, magique et étonnante fin d’ année à vous trois et que 2008 commence sous une bonne étoile.
    les BOUËT-FREMONT

  2. jlouis de la casa a dit...
    27 décembre 2007

    Salut les boys je me demandais quels voeux je pouvais vous envoyer et finallement je n’en vois qu’un, c’est de continuer a voyager le sourire aux lèvres. Je pense fort à mon petit benamou.
    PS:au fait j’ai gardé tes enveloppes de NOEL; nan je plaisante bi sur je sais que tu en auras grandement besoin par la suite; ^_^
    Gros bisous les loulou.

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