Etape dans la “Perle du sud”, Marrakech

Jour 54, 15/11/07

Nous prenons le petit déjeuner, puis nous poursuivons notre descente vers Marrakech, située à environ 100 km. On tourne quelques séquences vidéo avec la caméra embarquée sur la mob de Benam, dans un décor magnifique. On atteint la plaine, les montagnes sont maintenant derrière nous. La route se fait droite et longiligne, sur des kilomètres. On approche de Marrakech. On commence à entrer dans la ville, dans une circulation qui se densifie et devient peu à peu anarchique. On arrive dans le centre de Guéliz, la ville nouvelle. On galère pendant une heure pour trouver l’hôtel indiqué dans notre guide. On finit par le trouver, après avoir perdu Nono dans le trafic pendant 20 minutes. La chambre est convenable et le patio central nous permet de garer les mobs en sécurité. Le soir, on reste tranquille à l’hôtel, après être allés manger un sandwich.

Distance parcourue : 105 km

Jour 55, 16/11/07

On se lève doucement. Benam se souvient avoir été informé par Mounim de sa présence à Marrakech du 12 au 18 novembre, pour un congrès de la société Mobil. On décide de lui téléphoner. Mounim est effectivement à Marrakech avec Assmaa et leur deux petites. On se donne rendez-vous en début d’après-midi. Les retrouvailles sont joyeuses et chaleureuses. On raconte le chemin parcouru depuis Chaouen, Assmaa nous confie avoir suivi le site de près depuis notre départ. Ils nous proposent de nous guider dans la ville. On part d’abord flâner dans le parc de la Menara, où poussent quelques 7000 oliviers, destinés à alimenter en olive le palais royal à Rabat. Le roi venait jadis se reposer ici en buvant le thé. On se rend ensuite à la médina, pour aller découvrir la fameuse place Jemaa El Fna, où sévissent charmeurs de serpents, dresseurs de singes, musiciens et danseurs. Les charmeurs de serpents nous repèrent dès notre arrivée, et nous posent leurs reptiles sur les bras, à Benam et à moi. Même pas peur ! On fait le tour de la place, où règne une atmosphère très animée, puis on va se poser dans un chouette resto où Mounim nous invite à manger. Nono passe un bon moment à chercher (en vain) une couronne de transmission adaptée à sa nouvelle jante et à son simple embrayage. On décide de rentrer à l’hôtel, prévoyant de prendre le petit déj ensemble demain avant de partir. On fait un détour par un cyber proche de l’hôtel, situé dans un bar à billard visiblement prisé par la jeunesse locale. A l’hôtel, le réceptionniste et deux amis à lui, regardent le match de foot Maroc-France, la bière à la main. Décidément, le coktail « bière-foot » ne s’est pas arrêté au détroit de Gibralatar ! Ils nous invitent à se joindre à eux, pour équilibrer les forces…
Plus tard, on se rend en petit taxi dans un bar indiqué dans le guide. On y sert de l’alcool et des concerts s’y tiennent tous les soirs. On se retrouve dans un endroit hyper chic, visiblement réservé à l’élite et aux étrangers venus faire du business à Marrakech. Les consommations sont hors de prix et notre présence fait presque figure d’intrusion. On ne pourra même pas regarder jouer le groupe -excellent, soit dit en passant-, le serveur prétextant que nous gênons le passage. J’aurais au moins savouré une bonne pinte (à 80 Dh !), Benam un excellent mojito et Nono une délicieuse pina collada. On rentre à l’hôtel, lassés de cette ambiance.

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