Tineghir et sa vaste palmeraie nous accueillent

Jour 51, 12/11/07

La santé n’est pas encore au top ce matin, mais il faut prendre la route. Vingt mètres après l’hôtel, Nono s’aperçoit qu’il y a encore du jeu dans sa roue. On se rend à nouveau au garage. Et c’est reparti pour deux heures de réglages de l’axe et de la roue. Lorsqu’on prend enfin la route, il est 12h passées. On sort de la ville, puis on roule des heures dans le désert, encadrés par des montagnes imposantes, dénuées de végétation. On marque une pause. Au démarrage, Benam déraille. A ce moment, je sens la fièvre monter et mon ventre me mène la vie dure. Je mets ma mob sur la béquille, sur le bas-côté de la route. Tandis que j’aide Benam à remettre sa chaîne, ma mob, déséquilibrée, tombe à la renverse dans le fossé, brisant le manche de ma guitare, fixée sur la caisse. L’instrument est bon pour la casse. J’achève ma pauvre guitare d’énervement, l’explosant sur le sol pierreux. Fin de l’histoire. Peu avant Tineghir, le moteur de Nono montre d’inquiétants signes de faiblesse. On s’arrête pour démonter le cylindre, et constater qu’un résidu intrusif gênait la course du piston. On atteint la ville, puis des chambres d’hôtes, indiquées dans le guide. Nous sommes accueillis par Mohamed (encore un !) et son chiot dalmatien survolté, dans une charmante maison d’hôte, aménagée dans un habitat traditionnel. Le bâtiment borde la fameuse palmeraie, la plus grande du Maroc. La chambre est chouette, les lits confortables et l’accueil chaleureux. L’endroit idéal pour une bonne nuit réparatrice. Mohamed, la trentaine et le style très occidental tient l’auberge avec sa femme, française, originaire de Caen. Je me couche vers 21h, aplati par la fièvre et le mal de ventre.

Distance parcourue : 132 km

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