Jour 49, 10/11/07
Nous sommes réveillés à cinq heures du matin par les chants inquiétants des muezzin. On prend le petit déj avec Hamid, qui nous sert des beignets marocains arrosés de thé. Il nous accompagne en mob jusqu’à la sortie de la ville, où on prend un dernier café ensemble. On part. Les montagnes du Haut Atlas se dressent face à nous, ça commence à monter sévèrement. La côte est raide mais ne nous arrête pas. Au sommet, un groupe de femmes berbères ramassent des plantes fourragères. On atteint un vaste plateau encerclé de montagnes sèches et infertiles. Sur le bord de la route, deux dromadaires paissent tranquillement, apparemment en liberté. On s’arrête manger dans une ancienne kasbah aménagée en hôtel de luxe. La décoration est très soignée et le lieu magnifique. Le réceptionniste nous fait visiter. On repart. La route se met à serpenter dans un gigantesque canyon, taillé dans une pierre de couleur rouge. Pas une plante à l’horizon. Peu à peu, des palmiers apparaissent, puis c’est carrément une palmeraie qui se déploie dans la vallée. Nous sommes dans les gorges du Ziz. On monte, longuement, puis on se met à descendre, admirant un panorama impressionnant sur une grande retenue d’eau. Er Rachidia se profile derrière les montagnes, émergeant du désert. On entre dans la ville, à la recherche de l’hôtel « Le France ». Un jeune d’une vingtaine d’année, Zacharias, nous prend en charge dès notre arrivée, avec un dévouement quelque peu exagéré. On trouve l’hôtel, puis un réparateur de mob, pour la jante. Pas de jante à bâtons en 16 pouces dans le secteur. Zacharias nous propose de le suivre jusqu’à une autre boutique de cyclo, tenue par un ami. Pas de jante à bâtons ici non plus, sauf une 103 neuve, et en 17 pouces. Mohamed, l’ami de Zacharias, nous propose d’essayer de la monter sur celle de Nono, mais pour ce faire, il faut se rendre au garage, situé à trois kilomètres, ce qu’on ne sait pas encore. Mohamed enfourche sa mob et m’invite à monter derrière lui. Nono nous suit, avec Zacharias sur le porte bagage. Benam retourne à l’hôtel, affecté par un méchant mal de ventre. Nous voilà lancés dans les rues de la ville, sans casque, de nuit. On parvient au garage, après quelques belles faufilades dans la circulation. Les employés démontent les deux roues neuves puis les remontent sur la mob de Nono. Moyennant quelques manœuvres de spécialistes, ils parviennent à les adapter correctement, malgré leur grande taille. L’opération prendra au moins deux heures, au cours desquelles nous discuterons avec les employés, en buvant du thé. Viennent ensuite les inévitables négociations du prix. Nono ne parvient à faire desendre le prix en dessous de 1750 Dh, soit environ 160 €, pour les deux jantes et deux pneus neufs. On rentre à l’hôtel, Nono en mob, Zacharias et moi en petit taxi. Demain, il faudra emmener la mob de Nono chez le réparateur, car la fixation de la roue ne semble pas encore idéale. Distance parcourue : 143 km










1 Commentaire to “Cap sur le sud, direction Er-Rachidia”
20 novembre 2007
Bonjour à vous trois !
De mieux en mieux les gars! Le voyage devient de plus en plus excitant. Les articles comme les photos nous immergent vraiment dans l’ambiance de ce pays que je ne m’imaginais pas aussi magnifique. Comme d’autres l’ont écrit avant moi, vous nous invitez au voyage et surtout pas du côté convenu des tours operators ! Vos mobs sont un passeport pour entrer en contact avec les gens et même si les kms cela vous tannent les fesses, je crois que vous avez choisi l’une des meilleurs façons de découvrir ce pays et les suivants prévus au programme. Quant aux ennuis mécaniques auriez-vous fait toutes ces rencontres sans elles ?
… En vous souhaitant quand même une pause au niveau des pannes.
Encore chapeau bas !
Grosses bises spéciales au Valentin le scribe !