Jour 39, 31/10/07
Le petit déjeuner est à l’image de celui d’hier : délicieux et gigantesque. Les petites partent à l’école, Mounim au travail. On retourne flâner dans la médina, activité dont on ne se lasse pas. On se retrouve chez la mère de Mounim pour déjeuner. On déguste un délicieux tajine de poisson avec des oignons, des petits pois et des carottes. Benam et Nono commencent à montrer des signes de faiblesse face aux assauts répétés de la mère de Mounim. Nous goûtons en dessert une salade de grenade parfumée à la fleur d’oranger. Après manger, on fonce à l’atelier pour voir la mob. Le piston est carrément fissuré, ce qui a sévèrement amoché la chambre de compression. Il faut changer plusieurs pièces, ce qui n’est pas possible avant demain. Les mécanos m’annoncent que la mob sera prête demain matin. Je consacre mon après-midi à l’écriture, tandis que les gars se reposent. Mounim nous présente Mohammed Yacine, le frère d’Assmae, âgé de 23 ans. Récemment diplômé comme prothésiste dentaire, il illustre à la perfection cette jeunesse marocaine en mutation, dont les modes de vie et de consommation tendent à s’occidentaliser. Les habits traditionnels ont laissé place aux Ray Ban et au T-shirt Georgio Armani. Yacine parle et comprend difficilement le français, mais exprime sans mal sa bonne humeur et sa sympathie. Selon Mounim, il est également un excellent musicien. Yacine nous emmène dans un cybercafé dont il connaît les responsables. La connexion est lente, mais bon marché : 3 dirhams de l’heure, soit environ 30 centimes d’euros. On s’arrête chez un coiffeur. Nono se fait couper les cheveux, Benam la barbe, une expérience vraiment amusante. Le soir, on mange à nouveau chez la mère de Mounim, qui nous a préparé un tajine de bœuf, cette fois-ci. Mounim nous propose d’inviter Yacine à venir jouer du clavier du derbouka à la maison, ce qu’on accepte volontiers. Il nous interprète des tubes de musique populaire arabe et marocaine. La claviériste maîtrise son instrument, qu’il joue avec une rapidité déconcertante. Il chante également très bien. J’improvise un accompagnement sommaire à la guitare, peinant à me placer dans ses rythmiques complexes. Nono tient le rythme au derbouka. En pyjama, Mounim et Assmae descendent, afin de profiter du concert. Ils reprennent en cœur les refrains des morceaux, qu’ils semblent bien connaître. Cette soirée, inoubliable, se poursuivra jusqu’à 2h du matin.










1 Commentaire to “La médina, le barbier, un concert privé…”
6 novembre 2007
L’accueil de fou vraiment c’est excellent!!! ah saligauds…