On progresse dans les montagnes, direction Albacete

Jour 21, 13/10/07

On est réveillés vers 8h par les coups de feu des chasseurs. Deux d’entre eux passent à côté de la tente avec leurs chiens. Ils nous saluent amicalement. On fait chauffer l’eau pour le café. Le soleil levant fait rougeoyer les collines alentours. On part vers 10h. On passe par Casinós, village où la chasse et le cyclisme semblent être les principaux sports locaux. On s’arrête acheter des pains au chocolat dans une boulangerie pour le petit-déj. On se laisse également tenter par des spécialités locales en prévision de la pause de midi, enfin, de 15h. La boulangère est sympa et parle très bien français. On repart, dans un paysage alternant entre plaines arides et montagnes rocailleuses. On franchit un col à mille mètres d’altitude. On aperçoit un village en contrebas, Chera, enclavé dans une vallée aux flans abrubts, comme coupé du monde. On suit une route minuscule se faufilant dans la vallée. Des citronniers chargés de fruits prennent le soleil sur le versan droit. On monte à nouveau, à notre rythme. On surplombe un lac couleur émeraude, sur lequel patauge un kayakiste esseulé. On s’arrête dévorer les chaussons fourrés à la tomates et aux poivrons et la fougasse au boudin noir achetés à Casinós, en admirant la vue. On repart, on traverse Requeña, sans s’arrêter. On roule des heures durant, presque sans pause. Les montagnes disparaissent, la route s’élargit. Le paysage devient plus aride, la végétation plus sèche. On évolue peu à peu dans un décor plat et sec, quasi-désertique. La route est droite et se déroule à l’infini. On souhaite rejoindre Albacete, puis trouver un lieu où l’on puisse assister à la retransmission du match France-Angleterre, en demi-finale de la Coupe du monde de rugby.

On atteint la ville, on se dirige vers le centre. L’ambiance semble à la fois animée et décontractée. On trouve l’office de tourisme. Le type de l’accueil m’indique l’adresse de deux hôtels “pas chers”. On se rend au premier. J’entre, pour demander les tarifs et si il y a un garage pour les mobs. Le réceptionniste, un homme d’une soixantaine d’années, la mine grise et le regard noir, m’indique froidement les prix. Une jeune fille à la tenue explicite et au maquillage abusif passe dans l’accueil. Bonjour l’ambiance. Je rejoinds les gars, peu convaincu. Je leur dresse le tableau. On tente la deuxième adresse, un hôtel d’une toute autre allure, beaucoup plus accueillant. La réceptionniste, une jeune fille d’origine sud-américaine, nous informe que l’hôtel ne propose pas des chambres mais des appartements, qu’ils louent à la nuit. Le prix est abordable, on fonce. On découvre la suite, un appart d’au moins 100 mètres carrés, avec cinq chambres. On fait des courses, on dévore des tapas arrosées de vin espagnol devant la télé, attendant le match avec impatience. Nos espoirs seront vains quant à sa diffusion sur une chaîne espagnole, nous nous consolerons avec un match de foot Barça- je sais plus quoi. On sort boire un verre. On croise un groupe de nombreux jeunes sur une place, qui font la fête dans la rue, buvant et riant. On pénètre dans une rue animée, où règne une ambiance festive. On boit une bière dans un pub cool où ils passent du rock et du funk. On boit une bière dans un autre, à l’ambiance technoïde et danceflooresque. On décide de rentrer, crevés et emmechés (pour certains d’entre nous…). Sur la route, nous croisons un autre groupe de jeunes, qui nous saluent de loin. Deux jeunes filles joyeusement ennivrées viennent à notre rencontre, pour nous demander d’où on vient et ce qu’on fait ici. Cette petite ville universitaire, à l’attractivité touristique limitée ne doit pas voir passer beaucoup d’étrangers. Elles nous invintent à rejoindre leur groupe d’amis pour aller boire un verre. Chaleureux et accueillants, ils commencent à nous questionner sur le voyage. On échange, en oscillant entre anglais et espagnol. On les suit dans un quartier semé de bars de nuit, lorsque le groupe de disloque peu à peu, chacun partant dans sa direction. On reste discuter un peu avec un des survivants, puis on prend le chemin de notre palace.

Distance parcourue : 179 km

6 Commentaires to “On progresse dans les montagnes, direction Albacete”

  1. môman a dit...
    20 octobre 2007

    super, en direct !!

  2. Lucuts a dit...
    20 octobre 2007

    !!! Môman ! Ils vous disent “Une jeune fille à la tenue explicite et au maquillage abusif passe dans l’accueil” …… et vous ne les mettez pas en garde !!! ;-)
    Bon, ça, c’était la semaine dernière… Dites nous, Môman, si ils sont entrés au Maroc ???

  3. Docteur Peuplu a dit...
    21 octobre 2007

    Ça a l’air très sympathique votre aventure! :)

    À bientôt.

  4. Max a dit...
    21 octobre 2007

    France Angleterre en finale de la coupe du monde de rugby…

    Match qu’on a gagné d’ailleurs, enfin… je crois.

  5. Alain et Isabelle a dit...
    21 octobre 2007

    Bonjour les gars!
    C’est bien agréable de pouvoir voyager un peu avec vous alors que pourtant nous sommes au boulot!
    Merci pour ces belles images et ces récits palpitants!!!
    Vous nous donnez envie d’acheter des mobs!!!
    Bisousss et profitez en bien
    @+ pour la suite de l’épopée
    Alain (Mondéhard) et Isabelle (Nasrin)

    PS: Arnaud!… j’ai fait découvrir le blog aussi à Philippe (Turcan)… encore un qui voyage grâce à vous!!

  6. joak a dit...
    21 octobre 2007

    Yo!
    Je vois malgré tout qu’on oublie pas les bonnes vieilles habitudes…ça piccole quand même ahah

    Bisette les loulous

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