Jour 12, 04/10/07
On se lève à 7h30. On dit au revoir à Céline et Yohan. On part à 11h. On s’arrête faire des courses. Direction le Canet, puis on file vers le sud en suivant la côte. On à la Méditérrannée à notre gauche, l’étang du Canet à notre droite, le massif du Canigou face à nous. On passe St Cyprien, Argelès. Les rues sont vides, désertées par les milliers d’estivants venus s’entasser ici pendant l’été. Peu à peu, le relief se fait plus fort. La route longe la côte en lacets, sur des collines se jetant dans la mer. Le soleil nous permet d’admirer des panoramas splendides sur la Méditérrannée, mais une lourde brume menace de tomber.
On entre dans Collioure, ville charmante battie dans les colline en bordure de mer. On s’arrête pour souffler et prendre quelques photos. On prend une glace en terrase. On repart. On monte, on descend, on s’amuse dans les virages. On fait une pause à Banyuls, ville de l’alcool du même nom. On s’arrête en acheter une bouteille. On rencontre une famille de baroudeurs franco-britanniques, Nicolas, Lisa et leur fils Jenny. Ils rentrent en Angleterre avec leur antique Renault Master rafistolé et bricolé de partout, après avoir fait les vendanges de Banyuls.
Notre progression toute en descentes et en montées se poursuit. On fait les bikers sur nos 50 cc, grisés par les virages. On longe des flans de montagne entièrement couverts de vignes cultivées en terrasse. Ça doit être coton les vendanges dans le coin. On entre dans une sorte de no man’s land, enclavé dans une vallée tournée vers la mer. Seuls des bungalows décrépis et des caravanes en piteux état peuplent les lieux. Une atmosphère assez inquiétante plane sur le site, mais il va falloir s’en contenter pour passer la nuit, on est à deux pas de la frontière. On aperçoit une voiture de gendarmerie, qui apparaît sur l’autre flan de la vallée, en contrebas de la route. Elle s’arrête. Deux gendarmes sortent, puis semblent appeler quelqu’un. Ils s’introduisent sur une parcelle, matraque à la main. On assiste à la scène, deux cents mètres plus haut, intrigués. On envisage les pires scénarios, en se marrant comme des baleines.
On plante la tente dans le bas du camping municipal de Cerbère. Personne à l’accueil, juste un message invitant les gens à venir payer à la mairie. Ambiance glauque garantie. On s’installe sous des pins, à l’écart de mobil-homes douteux, peuplés par des gens douteux. Les sanitaires sont à la limite de la désaffection, mais on se dit que c’est toujours mieux que pas de sanitaires du tout. Les gendarmes déboulent dans le camp à toute vitesse. Ils nous demandent si on n’a pas vu un homme avec un chapeau de paille et une canne. On se croirait dans un mauvais film d’horreur…
On pique-nique en hauteur, sur une butte qui surplombe la mer. On déguste le Banyuls. La nuit tombe, il se met à pleuvoir. On se réfugie sous la tente. L’orage arrive, puis gronde de toutes ses forces. Des torrents d’eau se déversent sur la tente. Toute la nuit, je stresse à cause d’un glissement de terrain imaginaire. La mairie attend toujours son règlement.
Distance parcourue : 87 km










3 Commentaires to “Etrange nuit à la frontière espagnole”
8 octobre 2007
eh ben! j’m'y croyais!
allez on s’accroche!
et viva espana!
8 octobre 2007
Salut les aventuriers !
Eh ben ca avance ca fait plaisir. Je dois dire que c’est un vrai plaisir de venir visiter le site. Ca me donne de drôles de sensations,en fait j’ai qu’une envie c’est de vous rejoindre !Ahaha jpeux toujours réver c’est pas interdit.
Et bien jvous souhaite encore bon courage !
PS:Si vous vous arretez a Cadaces ya un endroit sympa pour mettre la tente si vous remontez un peu au nord du village dans les oliviers !eheh
Aller, a trés vite. grosse bise à tous et gardez le cap.
8 octobre 2007
Ca vire au bleu les photos :p Et les gens que vous rencontrez aussi d’ailleurs, gendarmes oblige