Nous en étions restés à Sarlat, au jour 5. Après la pause blog, on se fait un tour dans les petites rues de Sarlat avec les mobs. Nono renverse une chaise en terrasse, on se marre. On décide d’écourter la visite, il faut avancer. On se dirige vers Rocamadour, en empruntant exclusivement des petites routes. Après St Julien, on s’enfonce vraiment dans la Dordogne profonde. Les routes sont minuscules et traversent des hameaux paumés et pleins de charme. On passe à Fajolle, un village doté d’une église datant du Moyen-Age. On s’élance dans une vallée, par une route sinueuse traversant une forêt de chènes vert. Peu à peu, le relief se fait plus abrupt, les côtes plus dures à grimper. Dans un hameau, un chien manque de me bouffer la jambe pendant qu’on roule.
Deux kilomètres avant Rocamadour, je sens ma brèle qui commence à zigzaguer. Ma roue arrière se dégonfle. Je m’y attendais, le pneu est pourri et menaçait de céder à tout moment. Derrière moi, Nono me fait signe de continuer, jusqu’à ce qu’il lâche. Dans un dernier soupir, mon pneu franchit le panneau Rocamadour. Il était temps. On réparera demain, ma jante -par ailleurs rongée par la rouille- attend avec impatience son nouvel habit, un pneu 2 3/4 énorme acheté à Confolens, peu avant Rochechouart.
Il est 20h, il fait 8° et il bruine, on cherche une chambre à Rocamadour. On trouve un hôtel, on dort comme des rois, après un ptit restau où l’on savoure les produits du terroir : gésiers, magrets, rillettes. On revit.
Distance parcourue : 102 km
Jour 6, 28/09/07
On se lève à 10h, on s’active. On veut réparer la roue et visiter Rocamadour, puis prendre la route. On se contentera d’un p’ti déj royal sur une terrasse panoramique surplombant le site, une cité médiévale bâtie sur le flan d’une falaise. On change le pneu, puis direction Figeac, puis on coupe par des petites départementales. Ca monte, ça tourne, ça descend, c’est beau, le temps est plus clément et le soleil nous vient en aide. On fait les pilotes dans les descentes, on penche à mort tellement on est stables, on s’éclate. On traverse des paysages typique du Lot, des champs séparés de petits murets en pierre et plantés de chènes verts. On admire les fameuses causses du Quercy, ces falaises de granit abruptes caractéristiques de la région. On s’arrête manger à Cajarc, un petit bourg niché dans une vellée. Un retraité en route pour Saint Jacques de Compostelle vient nous parler, attiré par les mobs. On rejoint Villefranche de Rouergue, direction Albi. La région est belle, le temps est frais mais agréable.
A la sortie d’un patelin, Laguépie, on se prend de pleine face une côte à 10%. Les brèles gueulent, les courroies chauffent, on pédale comme des dératés. La mienne montera sans trop d’encombres, elle a plus de patate que celle des gars, qui peinent à atteindre le sommet. On repart, décidés à rejoindre Albi, mais le jour commence à tomber, on arrive dans un village magnifique, Cordes-sur-ciel, perché sur une colline (décidément…). On boit une mousse en terrasse, puis on se colle sur le terrain de foot municipal. (décidément…). La nuit est très fraîche, mais réparatrice.
Distance parcourue : 142 km
Jour 7, 29/09/07
On se lève à 7h30, pour être arrivé à l’ouverture de la médiathèque de Cordes. Il fait un temps magnifique. La journée promet d’être belle. On met le cap sur Albi, puis sur Narbonne, dans la journée, si on peut.










8 Commentaires to “Les vallées du Quercy ou la chevauchée sauvage”
29 septembre 2007
Rohhh, le Périgord, ça doit être vraiment classe à faire en meule !
(attention un jeu de mots involontaire s’est glissé dans mon commentaire : “classe à faire”, ou l’éloge des brêles tout confort. )
29 septembre 2007
YO YO YO ! Avant toute chose, merci du pitit coup de fil hier soir, ça m’a bien fait plaisir de vous entendre !
Sympa les tofs, mais il en faudrait un peu plus…
Nichon, tu vas pouvoir attaquer sec avec ton pneu de moto GP, il va falloir investir dans la combi en cuir maintenant…!
29 septembre 2007
salute !
Yeaahhh
Poor lonesome cowboys in Périgord !!! le confit de canard et bien voyons, on ne se refuse rien. Hôtel à Rock à Made Hour !!! La classe !!!
Ha, ça tourne, ça grimpe, ça descend, c’est ça l’Aveyron et ses bastides. Mettez-vous en plein les yeux car à la vitesse de vos 103 vous avez le temps de regarder, regarder, regarder. Albi, la ville rouge,Toulouse Lautrec, j’espère que vous aurez eu le temps de visiter le musée. Il vaut le détour !
Je vous laisse en vous bisant tous les 3 ( les bikers) et plus particulièrement avec affection le Val avec son gros pneu de frimeur !!!
ps : rassurez-vous, la météo s’arrange, vous allez pouvoir vous réchauffer !
29 septembre 2007
Nos “aventuriers” semblent avoir pris le rythme ! Le blog aussi, avec des récits et de belles photos ! Entrainez-vous, parce que ça va être de plus en plus beau, surprenant, émouvant…
Après Narbonne, vous allez piquer une tête dans la mer ?
30 septembre 2007
Nous vous suivons régulièrement, continuez le voyage et les reportages on en régale. Pensez à interviewer les gens sur leurs impressions et leurs sentiments à propos de votre aventure.
Faites nous aussi de portrait de personnages atypiques rencontrés.
On vous espère tous les trois en pleine forme et endurci au froid et à la selle.(sans mauvais jeu de maux!)
30 septembre 2007
Un bonjour à Valentin,et à tes deux amis de la part des parents d’Anthony.Vous souhaitant un bon présage pour ce périple.Ménagez vos bréles.A bientôt pour des nouvelles fraîches.
30 septembre 2007
Allez les gars! Faut s’accrochez!
Et s’il vous plait, ne blamez pas trop Nono pour ses choix culinaires : perso j’adore la poule au riz…
Go go go!!!!
30 septembre 2007
bien bien bien c chouette les gars on pense bien a vous au sec les articles sont exellents alor accrochez vous mang du patator!!!!!cordes est une petite cité magnifik!!!!faites pas tro les dingues dans les descentes vou allez serez lemoteur!!!gro beko de normandie!!!!!